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Fiche de lecture sur Schopenhauer, Le monde comme volonté et représentation.

Travail pour les TL 2010-2011.

mercredi 8 septembre 2010 par Serge Durand - Philosophie

On trouvera son corrigé en cliquant ici.

 Préambule.

L’ensemble du travail ne devra pas dépasser 4 copies doubles. Il suppose d’avoir lu les livres I (paragraphes 1-8, 14, 16) et II du Monde comme volonté et représentation ainsi que quelques passages des autres livres ou suppléments qui seront indiqués dans les questions posées.

On consultera en cliquant ici les passages du Monde comme volonté et représentation expliqués sur notre site.

Sur internet (en cliquant ici) on trouvera une traduction du Monde comme volonté et représentation plus ancienne que celle en folio : elle est sur Wikisource.

Sur Gallica.bnf (en cliquant ici) de nombreuses traductions des livres de Schopenhauer et sur Schopenhauer sont accessibles.

Vous veillerez à vous référer aux passages du texte à étudier en citant des passages à l’appui de vos dires et en renvoyant aux pages de l’édition conseillée.

  I. Le contexte du Monde comme volonté et représentation.

1) En deux ou trois lignes, présentez l’essentiel de la biographie de Schopenhauer.

2) En 5-6 lignes maximum, citez des auteurs de philosophie et de littérature qui ont été ou sont influencés par Schopenhauer (au moins deux contemporains et deux auteurs de la fin du XIXe et du début du XXe). Précisez en quoi pour au moins deux d’entre eux.

3) Donnez un plan des livres I et II du Monde comme volonté et représentation. On ne se contentera pas d’un plan paragraphe par paragraphe avec des titres indiquant leur contenu, on tentera de repérer des ensembles au sein de chacun de nos deux livres.

  II. Les concepts de Schopenhauer.

1) En quel sens "le monde est ma représentation" ?

2) La représentation, le sujet et l’objet.

a) En quoi l’insistance sur le sujet peut-elle conduire au scepticisme ? Quelle est la critique de cette position par Schopenhauer ?

b) En quoi l’idéalisme de Fichte échoue-t-il à déduire l’objet à partir du sujet ?

c) En quoi le réalisme dogmatique échoue-t-il ?

d) En quoi l’insistance sur l’objet caractérise-t-elle le matérialisme ? En quoi cette conception ne permet-elle pas de penser la dimension du sujet selon Schopenhauer ?

3) Entendement, raison, concept.

a) Quel est le lien entre entendement et représentation ? A relier avec les notions d’espace et de temps a priori de la représentation.

b) En quoi partageons-nous l’entendement avec les animaux ? Avec quel organe apparaît la représentation ?

c) En quoi le concept caractérise-t-il l’homme ? Quel lien avec l’usage de la raison ?

4) Le principe de raison.

a) Précisez le principe de raison suffisante selon Leibniz. En quoi engendre-t-il pour lui le principe du meilleur ? On trouvera ici quelques indications de base. Sur ce site on trouvera ici un exposé approfondi de Bernard Sève sur les principes de raison.

b) Quelle critique formule Schopenhauer du principe de raison suffisante qui engendre le principe du meilleur selon Leibniz ?

c) Comment la causalité selon Kant se déduit-elle des catégories de l’entendement ?

d) Comment Schopenhauer en fait-il une intuition a priori comme l’espace et le temps ?

c) Pour conclure sur ce concept, vous direz quel est le sens du principe de raison propre à Schopenhauer.

5) La chose en soi (ici sur Wikipédia).

a) Quelle est sa conception selon Kant ? Expliquez ceci à l’aide d’une définition du phénomène et du noumène selon Kant.

b) En quoi Schopenhauer critique-t-il le discours de Kant sur la chose en soi ?

c) Quel est le nouveau sens de la chose en soi propre à Schopenhauer ?

Remarque : Sur ces questions 3)b3 et 3)c) on peut s’aider de cet article de Christophe Bouriau qu’on trouvera en cliquant ici.

6) La volonté selon Schopenhauer.

a) En quoi l’expérience vécue du corps nous permet de nous approcher de la volonté selon Schopenhauer ?

b) Pourquoi la volonté entraperçue dans mon corps est-elle la volonté et non "ma" volonté ? Pour répondre à cette question on répondra aussi aux questions suivantes :

b i) Comment Schopenhauer explique que cette découverte de la volonté peut valoir pour toutes choses ?

b ii) En quoi la volonté dont parle Schopenhauer est-elle différente de la conception usuelle de la volonté humaine ? Précisez ceci en réfléchissant sur la place de la motivation dans les actions (à l’aide entre autre du livre II, §20).

b iii) En quoi notre libre-arbitre est alors illusoire ?

b iv) Concluez sur la question la volonté et "ma" volonté.

c) En quoi la science ne peut pas réduire à la causalité la volonté ? On répondra à cette question à l’aide des suivantes :

c i) Montrez ceci en précisant en quoi le concept scientifique de forces est insuffisant pour tout expliquer des phénomènes.

c ii) Réciproquement en quoi la notion de volonté permet de mieux comprendre pourquoi les lois des forces sont toujours vraies en tout lieu et en tout temps ?

c iii) Concluez sur l’impossible réductionnisme de la science et la nécessité d’une métaphysique de la volonté.

7) L’idée selon Schopenhauer.

a) Que sont les idées ou formes intelligibles selon Platon ? En quoi se distinguent-elles des discours conceptuels ?

b) Quel est le lien entre volonté, phénomène et idée selon Schopenhauer ? Pour ce faire on expliquera aussi les concepts d’objectité et d’objectivation de la volonté.

c) En quoi l’art nous permet mieux d’approcher des idées que les concepts philosophiques (en s’appuyant entre autres sur le livre III, § 34-38) ?

8) Finalité et absurde.

a) Comment malgré la présence des idées harmonieuses en la volonté, Schopenhauer explique-t-il la lutte pour la vie, la lutte entre les formes supérieures et inférieures de l’idée ?

b) Comment les idées de la volonté font agir les êtres sans vision d’une fin ?

c) Pourquoi la finalité est relative et illusoire du point de vue de la volonté ? On utilisera la notion de "finalité sans fin" pour répondre. Expliquez là dans son kantien avant d’en donner le sens de Schopenhauer.

d) Pourquoi dès lors le monde est-il sans raison et donc absurde ? Pour répondre, repérez dans le livre II où Schopenhauer introduit la notion de "sans raison".
A propos de l’absurde, on lira aussi le livre IV, §59 p.611 et suivantes dans l’édition folio).

 III - La volonté et ses conséquences selon Schopenhauer.

1) En quoi toute vie est-elle essentiellement souffrance ? Appuyez-vous sur le livre III, §38 et le livre IV, § 57 et montrez en quoi la vie humaine est la forme de vie la plus souffrante.

2) En quoi l’optimisme est impie selon la fin du § 59, livre IV.

3) Les philosophies et interprétations religieuses optimistes dénoncées par le pessimisme de Schopenhauer.

a) On dira en quoi le progrès historique est un leurre en s’appuyant sur le livre III, §35.

b) On dira en quoi Schopenhauer rejette la notion de création divine et donc en quoi il est athée même s’il défend des positions non matérialistes.

c) Quelles sont les thèmes philosophiques et religieux par lesquels on tente d’intégrer le mal, la souffrance chez un Leibniz, un Kant ou un Hegel ?

d) Quelles critiques en fait Schopenhauer ?

4) Quels chemins pour se détacher et se libérer de la volonté source de souffrance ?

a) Quels sont les trois moyens d’échapper à cette souffrance fondamentale de la vie humaine que nous présente Schopenhauer dans Le monde comme volonté et représentation ?

b) En quoi celui présenté au livre III est-il incomplet ?

c) En quoi le suicide ne permet pas d’échapper à cette souffrance (cf § 69) ?

5) Libération individuelle de la volonté ou libération de l’individualité par la volonté ?

a) Présentez et expliquez les deux moyens qui sont exposés plus spécifiquement dans le livre IV.

b) En quoi sont-ils une auto-abolition de la volonté (cf entre autres §70-71) ?

  IV - Schopenhauer en discussion.

A - Schopenhauer et les sagesses.

1) Schopenhauer et les morales ou sagesses rationnelles.

a) En quoi Schopenhauer se distingue-t-il des stoïciens (cf livre I, § 16 et livre IV, § 65 et le supplément I, 16) ?

b) Quel est selon lui, plus généralement, la méprise de ceux qui fondent la sagesse ou la morale sur la raison ?

2) Schopenhauer et les philosophies de l’orient.

a) En quoi Schopenhauer se rapproche-t-il des bouddhistes et de l’advaïta védanta ?

b) En quoi cependant a-t-il ou non manqué le sens le plus ouvert et profond du bouddhisme ou de l’hindouisme ? (On peut s’appuyer sur sa compréhension discutable du Nirvana ou sa réduction du védanta à l’interprétation de Shankara qui néglige la philosophie des tantras dont l’un des plus grands représentants est Abhinavagupta ; on peut aussi noter son rejet des religions ou sa non-adhésion à la réincarnation, etc.) (Pour la défense de sa compréhension profonde de ces courants, on peut s’appuyer sur la pensée de Nisargadatta Maharaj ou du bouddhisme Théravada).

B - Schopenhauer et Nietzsche.

1) En quoi le pessimisme de Schopenhauer et le tragique de Nietzsche se distinguent-ils ?

2) Quel est leur conflit sur l’ascétisme ?

3) En quoi sont-ils en désaccord sur le thème de la volonté ?


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