La vérité 2 - La discussion est-elle source de vérité ?

(actualisé le ) par Serge Durand - Philosophie

  IV. Dialectique et inspiration.

1 – La dialectique comme approche dialogale de la vérité éthique.

Prendre au sérieux une approche dialogale de la vérité c’est-à-dire une approche où prime la rencontre entre mon monde, celui d’autrui, et au-delà peut-être de l’univers où nos mondes se déploient, implique de prendre au sérieux l’égale dignité de l’un et du multiple. La rencontre ne peut se réaliser sans l’acceptation d’une unité qui lui serait inhérente. Même si le dialogue qui se tiendra au cours de la rencontre ne constitue pas une perspective unique, la rencontre matérialise l’éminente possibilité de faire coexister dans une perspective unique des perspectives diverses voire contradictoires. La rencontre est donc antérieure au dialogue, elle constitue un potentiel dialogal, elle est dialogale avant même de prendre la forme du dialogue car au fond la rencontre implique une forme de relation même si elle est apparemment souvent contraire au dialogue. Cette unité pressentie dans l’acceptation du jeu même de la rencontre dialogale même si elle n’est pas dialoguée exige un nécessaire effort de celui qui a pris l’engagement philosophique. La rencontre parce qu’elle est dialogale permet toujours une dialectique interne à mon point de vue où tacitement celui-ci intègre autant qu’il se peut celui de l’autre même si la rencontre ne prend pas la forme d’un dialogue avec cet autre. L’approche dialectique interne que nous nommerons intradialectique se constitue en quelque sorte à partir d’une intériorisation du dialogue dialectique tel que Platon l’envisageait après avoir connu Socrate. L’intradialectique consiste à reconstituer par la pensée et le sentiment le point de vue de l’autre et de le confronter au mien. Il s’agit de nourrir intellectuellement les deux points de vue et de découvrir le problème à partir duquel ils se constituent dans leur différence voire leur opposition. Mais là où le dialecticien oblige l’autre à la forme dialectique du dialogue, l’intradialecticien privilégie une approche dialogale qui est prête à relativiser la qualité du dialogue du point de vue de la qualité de la rencontre.

Même le sceptique ou le relativiste ont une conception de la qualité du dialogue, ils adhérent à une éthique de l’authenticité même s’ils relativisent de façon paradoxale par la suite. Selon nous à la suite de Socrate et de Platon il ya une éthique propre à la dialetique qui peut être regardée comme une vérité issue du sens de la qualité du dialogue.

Dans le Gorgias, 458c Socrate affirme :

« Si donc tu es un homme de ma sorte, je t’interrogerai volontiers ; sinon, je m’en tiendrai là. De quelle sorte suis je donc ? Je suis de ceux qui ont plaisir à être réfutés, s’ils disent quelque chose de faux, et qui ont plaisir aussi à réfuter les autres, quand ils avancent quelque chose d’inexact, mais qui n’aiment pas moins à être réfutés qu’à réfuter. Je tiens en effet qu’il y a plus à gagner à être réfuté, parce qu’il est bien plus avantageux d’être soi-même délivré du plus grand des maux que d’en délivrer autrui ; car, à mon avis, il n’y a pour l’homme rien de si funeste que d’avoir une opinion fausse sur le sujet qui nous occupe aujourd’hui. Si donc tu m’affirmes être dans les mêmes dispositions que moi, causons ; si au contraire tu es d’avis qu’il faut en rester là, restons y et finissons la discussion. »

Socrate disait dans ce même texte de Platon qu’il est difficile, dans un dialogue, de définir les termes d‘un sujet de discussion. Cette difficulté vient du fait comme l’induit ce passage que chacun à tendance à penser de manière conservatrice. On s’accroche à notre univers de pensées, on écarte tous ce qui pourrait le modifier. Pour Socrate, il y a conclusion d’une discussion philosophique si les participants se sont mutuellement instruits. Socrate, implicitement, dénonce la volonté de rester ignorant. La qualité d’un dialogue philosophique dépend donc aussi de la qualité émotionnelle du dialogue. En effet la grande difficulté d’un tel dialogue est l’irruption d’émotions personnelles touchant à la représentation de nous-même. Plus particulièrement ici, cette difficulté émotionnelle concerne la reconnaissance de nos erreurs et de notre ignorance. Comme un dialogue met en jeu l’image de soi, il semble que la discussion éveille souvent en nous la volonté de vaincre l’autre. Pour Socrate, il est essentiel, dans un dialogue philosophique, de distinguer la critique des faits et des gestes d’une personne, de la critique directe de la personne. Le dialogue ne préjuge pas de ce qu’il va permettre de découvrir et en même temps, pour qu’un dialogue réussisse, il faut que chacun des participants soit capable d’une tranquillité d’esprit quoi qu’il arrive.

Le dialogue dialectique délivre de l’erreur des gens dont l’éthique leur permet de reconnaître leurs erreurs. En ce sens le dialogue est bien source de vérité. Le dialogue ne nous donne peut-être pas la vérité comme l’estiment les sceptiques et les relativistes mais non parce que la vérité est inexistante mais parce que le plan mental ne peut être que l’instrument de la vérité. Si notre approche est juste, l’instrument peut être amendé, corrigé, sur le plan mental la vérité s’approche par rejet de l’erreur même si ultimement sur ce plan elle est inatteignable.

Mais l’approche socratique et platonicienne du dialogue ne manque-t-elle pas ce qu’on lit dans l’œuvre de Tchouang Tseu chapitre 19 :

« Sounn-hiou étant allé trouver maître Pien k’ing, lui tint ce discours étrange : « On m’a fait injustement la réputation, d’un propre à rien, d’un mauvais citoyen. Or si mes terres ne rapportent pas, c’est que les années ont été mauvaises ; si je n’ai rien fait pour mon prince, c’est que l’occasion m’a manqué. Et voilà qu’on ne veut plus de moi, ni au village, ni en ville. O ciel ! Qu’ai je fait pour qu’un pareil destin me soit échu ? ! » « Le sur homme, dit maître Pien, s’oublie, au point de ne pas savoir s’il a ou non des viscères et des sens. Il se tient en dehors de la poussière et de la boue de ce monde, loin des affaires des hommes. Il agit sans viser au succès, et gouverne sans vouloir dominer. Est ce ainsi que vous vous êtes conduit ? N’avez vous pas plutôt fait montre de vos connaissances, au point d’offusquer les ignorants ? N’avez vous pas fait étalage de votre supériorité, et cherché à briller, jusqu’à éclipser le soleil et la lune, vous aliénant ainsi tout le monde ? Et après cela, vous vous en prenez au ciel ! Le ciel ne vous a t il pas donné tout ce qui vous convient, un corps bien conformé, une durée de vie normale, et le reste ? N’est ce pas au ciel que vous devez, de n’être ni sourd, ni aveugle, ni boiteux, comme tant d’autres ? De quel droit vous en prenez vous au ciel ? Allez votre chemin ! » Quand Sounn-hiou fut sorti, maître Pien s’assit, se recueillit, leva les yeux au ciel et soupira. « Qu’avez vous, maître ? demandèrent ses disciples. » Maître Pien dit : « J’ai parlé à Sounn-hiou des qualités du sur homme. C’est trop fort pour lui. Il en perdra peut être la tête. » « Soyez tranquille, maître, dirent les disciples. Sounn-hiou a, ou raison, ou tort. S’il a raison, il s’en apercevra, et ce que vous lui avez dit ne lui fera aucune impression fâcheuse. S’il a tort, ce que vous lui avez dit le tourmentant, il reviendra pour en apprendre davantage, ce qui lui sera profitable. » « J’ai eu tort quand même, dit maître Pien. Il ne faut pas dire à un homme ce qu’on comprend soi même, si lui n’est pas capable de le comprendre... Jadis le prince de Lou fit des offrandes et donna un concert à un oiseau de mer qui s’était abattu aux portes de sa ville. L’oiseau mourut de faim, de soif et de terreur. Le prince aurait dû le traiter, non pas à sa manière, mais à la manière des oiseaux ; alors le résultat aurait été différent, favorable et pas fatal. J’ai agi comme le prince de Lou, en parlant du sur homme à ce Sounn-hiou.. Conduire une souris avec char et chevaux, donner à une caille un concert de cloches et de tambours, c’est épouvanter ces petites créatures. Je dois avoir affolé Sounn-hiou. »

Maître Pien à l’évidence prend conscience qu’il a blessé l’autre inutilement, qu’il n’aurait pas dû le soumettre à sa vindicte dialectique. Socrate quant à lui prend le risque de blesser l’ego de Gorgias en témoignant de son combat contre son propre ego. Jamais à vrai dire Platon et Socrate n’envisagent l’approche dialogale de Maître Pien.
L’intradialecticien enthousiaste doit apprendre à se méfier de son goût pour le dialogue dialectique oublieux qu’il risque d’être de sa propre émergence au sein d’un tissu historique de rencontres. Il y a une inopportunité du dialogue dialectique lors de certaines rencontres et un certain dosage d’intensité nécessaire du dialogue dialectique lorsqu’il a lieu afin de ne pas blesser inutilement un ego. Car même si l’insularité narcissique de l’ego est le point de départ il y a aussi dans l’ego quelque chose d’une dynamique qui dans le futur le transcendera et qu’il ne faut pas léser en blessant l’ego. A vrai dire cette dynamique dans l’ego qui transcendera peut-être l’ego insulaire et narcissique peut s’ouvrir autrement que par la raison raisonante à un plus grand souci de justesse dans la rencontre : il y a des émotions, des attentions ou même des sensations qui peuvent lui donner de plus en plus de force sans que l’ego en surface ne s’en rende compte. Cependant quand cette dynamique devient consciente elle prend forcément une dimension mentale intradialectique.

Cette correction de la méthode dialectique semble encore justifier le fait que la vérité est un mode d’être : le mental qui procède par des représentations qui ne cessent d’emprunter à la fiction ne peut et ne doit être qu’un instrument. La dialectique doit donc être une intradialectique qui instrumente la discussion et la dialectique au service d’un mode d’être. Le mental par la dialectique doit renoncer à posséder la vérité et chercher à la servir en se cherchant à se soumettre à son mode d’être.

Cette intradialectique me permettra de repérer mes préjugés, mais aussi ce que la dialectique oublie souvent, à savoir mes préférences émotionnelles, mes réticences sensorimotrices à l’égard de l’autre. Si elle parvient au nœud relationnel en jeu dans cette rencontre, elle pourra m’ouvrir à une nouvelle approche mentale, affective voire sensorimotrice. Si elle pointe en moi un nœud relationnel, elle m’ouvrira à un renouvellement de mon point de vue. L’unité sous-jascente à la rencontre sera ainsi intensifiée intradialectiquement en dépit de la pluralité des perspectives et accouchera peut-être d’une unité d’être plus forte car devenue plus concrète, plus unifiante au sein d’un point de vue renouvelée sur elle. Au cas où cet accouchement à une intelligence mentale, affective voire sensorimotrice renouvelée de la rencontre n’a pas lieu, l’effort intradialectique, s’il est mené authentiquement, me permettra au moins d’apercevoir dans le devenir de cette rencontre une harmonie qui nous échappe encore à moi et à l’autre et qui seule manifestée manifestera plus profondément l’unité de l’être en devenir de cette rencontre.
Si l’autre se pose définitivement comme ennemi, il s’agira dans la perspective philosophique d’intégrer en moi sa perspective qui se pose en ennemie, d’entrapercevoir un nouveau point de vue où cet ennemi et moi-même pourrions être en harmonie dans la rencontre. A vrai dire plus l’autre nous semblera difficile, plus l’autre nous semblera rétif, plus nous avons de chance de progresser dans l’art dialogal. Si l’autre m’agresse, il faudra peut-être lui signifier son agression, la questionner, essayer de dénouer la confusion relationnelle qui explique cette agressivité quitte à apercevoir notre part dans cette confusion : éviter le conflit ouvert revient bien souvent à trahir toute approche dialogale. La condescendance, l’indifférence et le mépris sont donc les attitudes les plus contraires à l’approche dialogale. Assumer honnêtement notre réaction émotionnelle pointera notre net refus du point de vue différent et stimulera notre démarche intradialectique voire une action pleinement dialogale et non plus une réaction émotionnelle mécanique. Le conflit n’est donc pas en ce sens le contraire du dialogue puisqu’il est plus dialogal qu’un déni de la relation : il y a une façon dialogale de s’affronter violemment à l’autre. Car au fond dans l’unité de la rencontre il n’y a qu’une source du mouvement et souvent le personnage de l’agresseur comme le personnage de la victime l’oublient : ils se ferment alors l’un et l’autre à une force inhérente de réconciliation et d’effacement de l’injustice passée. L’unité de l’être de la rencontre peut rester toujours aussi éclatant au cœur du conflit dans une démarche intradialectique intégrale : la guerre, la violence peuvent malgré tout demeurer un dialogue par d’autres moyens si et seulement si nous parvenons à dépasser toute positionnement de vainqueur et de vaincu, si l’établissement d’une harmonie plus haute de l’unité de l’être de la rencontre en reste l’enjeu. Il y a ainsi des vaincus de l’histoire dont la quête devra bien être réactualisée pour que se manifeste dans une harmonie terrestre l’unité de l’être. Il y a ainsi des victoires qui s’avèrent des défaites en profondeur au moment où les vainqueurs ou les héritiers s’aperçoivent que l’esprit des vaincus manifestait un devenir harmonieux nécessaire à la manifestation terrestre de l’unité de l’être de la rencontre.
Mais au-delà des enjeux éthiques du dialogue, pour Socrate, qui avait l’habitude d’entrer en dialogue avec n’importe qui, il s’agissait aussi d’interroger les opinions de ses interlocuteurs et de leur faire expérimenter qu’elles faisaient inexorablement problème. L’intradialectique est donc une attitude intérieure qui montre qu’on peut toujours poser à nos opinions même les plus spirituelles des questions dénonçant leur certitude aveugle : ce qui est en jeu est une évolution de nos facultés mentales, affectives voire sensorimotrices. Du point de vue intradialectique, nous ne pouvons posséder toute la vérité en affirmant dans le même temps que l’autre y serait étranger ; l’attitude de l’autre est un fait de vérité, sa manière de vivre et de penser dit quelque chose de vrai sur l’unité de l’être de la rencontre en devenir. Pour l’intradialectique, toutes nos opinions, toutes nos constructions intellectuelles mais aussi toutes nos émotions, nos sensations doivent à un moment ou l’autre devenir problématiques, car c’est lorsque quelqu’un reconnaît le caractère problématique de ses positionnements mentaux, affectifs et sensitifs qu’il peut réellement voir s’ouvrir son esprit.

2 – Les grandes intuitions sont le fruit d’une forme d’intradialectique.

Là où jusqu’ici nous parlions d’intuition créatrice, Socrate et Platon évoquent une possibilité du dialogue comme rencontre avec un monde de formes intelligibles et au-delà encore avec une unité de l’être du devenir psychique (on en trouvera une description détaillée dans notre cours sur l’art à propos de l’extrait du Banquet de Platon). Quelque chose d’une expérience psychique des formes intelligibles existe peut-être quand la pratique dialectique est très avancée. Certes les discours de Socrate et Platon entre autres ne sont peut-être ici encore qu’une description intellectuelle et donc une interprétation limitée de la forme d’ouverture d’esprit qui a lieu à un stade avancée de cette pratique : leur interprétation limitée traduirait d’ailleurs en un sens le caractère limitée de leur propre expérience d’ouverture à une conscience psychique que nous pouvons qualifier sans la trahir de surmentale.
On peut toujours légitimement d’un point de vue intellectuel et scientifique discuter l’interprétation de ces expériences psychiques surmentales en termes de formes intelligibles non matérielles car nous savons que la matière ne nous est pas toujours sensible. On peut par exemple préférer ramener ces expériences psychiques surmentales à des expériences fugitives d’intuitions qui se produisent parfois dans notre espace cérébrale lorsqu’on se confronte longtemps à un problème ; on peut ainsi repenser ces expériences psychiques surmentales comme un travail cérébral inconscient qui se cristalliserait d’un coup consciemment. Le scepticisme inconséquent du matérialiste intransigeant montrera toujours qu’un tel propos essayant de suggérer une réalité psychique surmentale est une illusion bon marché qui cherche à promouvoir un quelconque fumeux arrière monde même si le discours promotionnel est prêt à parler de monde conscient énergétique au lieu d’arrière monde pour le rendre pseudo-scientifiquement matériel. Ce faisant, ce scepticisme matérialiste risque de refuser ainsi tout dialogue consistant avec ceux qui témoignent d’une telle expérience, même s’il peut par ailleurs pointer de façon éclairante les imperfections de leurs arguments améliorant ainsi leur qualité dialectique. Car au fond sans voir que l’idée d’une réalité psychique surmentale affirme l’existence d’une faiblesse inhérente à toute argumentation et à toute interprétation seulement mentale, il manquera toujours l’essentiel. Nous l’invitons à partir plutôt en direction d’une suspension radicale du jugement propre selon nous à un scepticisme authentique . Un scepticisme de la suspension radicale du jugement fera l’expérience consciente des limites du mental ce qui prédispose davantage à faire une éventuelle expérience psychique surmentale. Un tel sceptique est plus apte à s’étonner soudain avec nous du lien et de la coïncidence entre une qualité d’inspiration intuitive nourrissant nos fictions intellectuelles et son efficacité apparente sur les plans affectifs, sensitifs voire physiques bien que condamnée sur le plan intellectuel à n’être que fictions plus ou moins éclairantes.
Ainsi les questions légitimes d’interprétations sur le plan intellectuel ne doivent jamais nous éloigner du fait qu’une qualité psychique surmentale d’expérience d’ouverture d’esprit rompt avec la conscience intellectuelle usuelle. Pour en discuter, il nous semble qu’il faut avant tout devenir des praticiens de plus en plus avancés de la dialectique que ce soit dans les domaines intellectuels comme en témoignent d’éminents scientifiques qui racontent avoir vécu l’apparition de vision intuitive résolvant des difficultés insolubles par la raison raisonante usuelle, dans le champ artistique où la question de l’inspiration et du génie se ressent souvent même en tant qu’amateur, dans le champ affectif comme en témoignent divers chercheurs spirituels voire dans le domaine sensorimoteur comme en témoignent certains sportifs ou pratiquants d’arts martiaux externes ou internes .

  V. Conclusion.

En fait la vérité sur le plan mental reste un discours. Or tout discours présuppose un dialogue. Le langage humain se forme et se transmet sous la forme du dialogue. Le raisonnement même solitaire peut être considéré comme une dialogue authentique avec soi-même. Certes il y a des faits indiscutables, indubitables mais seules la critique et la discussion peuvent mener à le dire. Qui dira d’ailleurs que notre science expérimentale n’est pas une façon de poser nos questions à la réalité, de la faire parler en quelque sorte…
Mais à vrai dire le dialogue en tant que tel n’est peut-être pas la source de vérité mais une condition fondamentale pour l’homme de la laisser s’exprimer par l’inspiration dans sa conscience…


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