Devoir Non Surveillé n°2 TL 2008-2009.

(actualisé le ) par Serge Durand - Philosophie

DNS pour le 9 décembre.

Sujet 1 :

Accomplir tous ses désirs, est-ce une bonne règle de vie ?

Remarque :
pour faire ce sujet on consultera Peut-on se libérer du désir ?, Peut-on désirer sans souffrir ? ou Est-il moral de rechercher le bonheur ? Le corrigé sujet suivant La liberté absolue a-t-elle un sens ? offre aussi des idées pour ce sujet.

Nous proposons ici un corrigé qu’il sera intéressant de consulter à la lumière des sujets précédents sur la même notion pour voir comment reformuler des idées connues au service d’un sujet proche mais autre.

Sujet 2 :

Peut-on tout dire ?

Remarque :
ce sujet est difficile car on ne doit pas seulement s’interroger dans le domaine moral autour de la question de la tolérance ou de l’éthique de la discussion ; mais on est obligé entre autres de se demander si le langage humain est adapté pour décrire la réalité.

On trouvera ici un corrigé. Il sera intéressant de voir comment nous avons réinvesti dans les termes du sujet les divers éléments auxquels nous renvoyions précédemment.

Sujet 3 :

Expliquer le texte suivant :

« Il est des philosophes qui imaginent que nous sommes à chaque instant intimement conscients de ce que nous appelons notre moi, que nous en sentons l’existence et la continuité d’existence, et que nous sommes certains, avec une évidence qui dépasse celle d’une démonstration, de son identité et de sa simplicité parfaites. La sensation la plus forte, la passion la plus violente, disent-ils, loin de nous détourner de cette vue, ne la fixent que plus intensément et nous font considérer, par la douleur ou le plaisir qui les accompagne, l’influence qu’elles exercent sur le moi. Tenter d’en trouver une preuve supplémentaire serait en atténuer l’évidence, puisqu’on ne peut tirer aucune preuve d’un fait dont nous sommes si intimement conscients, et que nous ne pouvons être sûrs de rien si nous en doutons. [...]
Pour moi, quand je pénètre le plus intimement dans ce que j’appelle moi-même, je tombe toujours sur une perception particulière ou sur une autre, de chaleur ou de froid, de lumière ou d’ombre, d’amour ou de haine, de douleur ou de plaisir. Je ne parviens jamais, à aucun moment, à me saisir moi-même sans une perception et je ne peux jamais rien observer d’autre que la perception. Quand mes perceptions sont absentes pour quelque temps, quand je dors profondément, par exemple, je suis, pendant tout ce temps, sans conscience de moi-même et on peut dire à juste titre que je n’existe pas. Et si toutes mes perceptions étaient supprimées par la mort, si je ne pouvais plus penser, ni éprouver, ni voir, aimer ou haïr après la destruction de mon corps, je serais entièrement anéanti et je ne conçois pas du tout ce qu’il faudrait de plus pour faire de moi une parfaite non-entité. »
David Hume, Traité de la nature humaine, livre I, L’Entendement (1739),
IV, partie, section VI, trad. Ph. Saltel et Ph. Baranger, Flammarion, coll. « GF », 1995, p. 342-344.

Pour expliquer ce texte vous devrez utiliser le cours sur le scepticisme. Sur le blog de Mme Hansen-Love on trouvera des pistes pour mener le commentaire.

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