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Le Contrat Social de Jean-Jacques Rousseau

vendredi 10 février 2012 par Serge Durand - Philosophie

  Sommaire  

Attention ! Cette étude est encore en cours de réalisation !

Des travaux d’élèves l’ont inspirés dont celui de Laura Lourdelle, TL, 2012.

Le Contrat social de Jean-Jacques Rousseau

Préambule : Ce texte est à lier avec les notions suivantes au programme : la politique, l’État, le droit et la justice, etc.

On pourra consulter un autre commentaire en ligne du livre I du Contrat social en cliquant ici.

  I - INTRODUCTION : Le contexte philosophique du Contrat social.

Le Contrat social a été écrit à la même période que L’Emile. Rousseau après avoir fait la genèse de la source des inégalités dans nos sociétés qu’il juge dénaturée va suggérer une éducation conjointe à un idéal politique pour l’éviter. A l’époque L’Emile sera plus lu que Le Contrat social lui-même.

Le Contrat social est donc un idéal et non une utopie contrairement à ce que suggèrent certains commentateurs. Citons Rousseau lui-même :

« Chapitre 3.12 Comment se maintient l’autorité souveraine

Le souverain, n’ayant d’autre force que la puissance législative, n’agit que par des lois ; et les lois n’étant que des actes authentiques de la volonté générale, le souverain ne saurait agir que quand le peuple est assemblé. Le peuple assemblé, dira-t-on, quelle chimère ! C’est une chimère aujourd’hui ; mais ce n’en était pas une il y a deux mille ans. Les hommes ont-ils changé de nature ?

Les bornes du possible, dans les choses morales, sont moins étroites que nous ne pensons ; ce sont nos faiblesses, nos vices, nos préjugés, qui les rétrécissent. Les âmes basses ne croient point aux grands hommes : de vils esclaves sourient d’un air moqueur à ce mot de liberté.

Par ce qui s’est fait, considérons ce qui peut se faire. Je ne parlerai pas des anciennes républiques de la Grèce ; mais la république romaine était, ce me semble, un grand État et la ville de Rome une grande ville. Le dernier cens donna dans Rome quatre cent mille citoyens portant armes, et le dernier dénombrement de l’empire plus de quatre millions de citoyens, sans compter les sujets, les étrangers, les femmes, les enfants, les esclaves. »

Même si certains concepts restent à expliquer comme celui essentiel de volonté générale on perçoit que Rousseau estime que sa conception propose un idéal tout à fait envisageable. En effet son idéal consiste à ce que les lois soient vraiment élaborées avec le peuple et qu’elles soient vraiment voulues par tous les membres du peuple assemblé. Ce n’est pas une utopie selon lui qu’une telle conception dans la mesure où par le passé les cités de la Grèce et surtout Rome ont procédé à l’élaboration des lois en assemblant tout le peuple.

Rousseau estime donc que le Contrat social tel qu’il le conçoit ne fait que prolonger l’essence de la politique grecque et surtout romaine. Parler d’utopie à propos de sa conception est donc déplacé à moins bien sûr d’estimer que le Contrat social de Rousseau est vraiment sans rapport avec ses modèles antiques.

  II - Le plan du Contrat social.

Bien sûr, Rousseau a fait un plan détaillé du Contrat social, nous essaierons ici de le synthétiser en suggérant la démarche globale de réflexion.

Le livre I porte sur la question de la légitimité de l’organisation sociale et donc du droit.

Le chapitre 1 appelle à la révolte contre les oppresseurs de la liberté.

Le chapitre 2 estime que la légitimité politique ne peut être fondée sur la famille ou plus largement sur la nature.

Le chapitre 3 rejette une légitimité fondée sur un pseudo-droit du plus fort.

Le chapitre 4 s’en prend à ceux comme Hobbes qui conçoivent une autorité politique légitimée sur un pacte de soumission.

Les chapitres 5 à 9 présentent eux ce que Rousseau estime comme le fondement de la légitimité politique.

Le livre II porte sur la souveraineté.

Dans les chapitres I à III, Rousseau présente les propriétés de la souveraineté.

Dans les chapitres IV à V, Rousseau étudie les limites de la souveraineté.
Son pouvoir se borne aux conventions générales, autrement dit elle ne peut pas statuer sur des problèmes particuliers.

Dans les chapitres VI à XII, Rousseau examine l’exercice de la souveraineté. Dans le chapitre VI, il définit les lois au regard de l’exercice de la souveraineté. Les chapitres VII et VIII vont évoquer le législateur, une personne qui peut guider le souverain dans l’établissement de sa volonté générale. Le chapitre XII revient sur les lois et leurs diverses espèces.

Le livre III étudie les différentes formes de gouvernement et les remèdes à leur dégénérescence.

Dans les chapitre I à II, il définit ce qu’est un gouvernement et comment le souverain peut le choisir.

Dans les chapitres III à IX, Rousseau présente les divers types de gouvernements en fonction de leur convenance à un peuple.

Dans les livres X à XVIII, il expose la tendance naturelle des gouvernements à dégénérer (chapitre X et XI) et propose des remèdes à cette tendance pour prolonger la vie de l’Etat. Il s’agit que le peuple s’assemble et n’exerce pas sa souveraineté à l’aide de représentants (chapitre XV).

Le livre IV étudie le fonctionnement d’une République à l’exemple du modèle romain.

Le chapitre I reprend les spécificités de la volonté générale.

Les chapitres II à VI étudie en détail l’exemple de la République romaine.
Au chapitre VI, Rousseau justifie l’idée de dictature en temps de crise pour sauver l’Etat.

Les chapitres VII à VIII vont étudier l’importance des moeurs pour la vie de l’Etat. Le chapitre VII parle de la censure. Le chapitre VIII va parler d’une religion civile en évoquant le christianisme et les religions antiques.
On s’éloigne ici du modèle romain car ce chapitre a été rajouté en fait au Contrat social comme nous l’apprend une lettre à son éditeur Rey du 23 décembre 1761.

Le chapitre IX est à vrai dire ce qui reste du projet plus vaste dont le préambule nous apprend que le Contrat social n’est qu’une partie.

Documents joints


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