Poèmes de la seconde 5

par Franck Viffry - Français

Cette année le chanteur Travis Bürki, surnommé Ü, est venu animer en seconde 5 un atelier d’écriture. Mélangeant liberté et contraintes (par exemple nos jeunes auteurs ont rédigé certains textes durant un temps limité en reprenant des mots choisis au hasard dans un journal), les quelques poèmes en prose ou en vers proposés sont des fragments de cet atelier. Bonne lecture. F. Viffry

Comment t’avouer que je t’aime

Comment t’ avouer que je t’ aime

te dire que tu es la cause de toutes mes peines

ma tristesse a fait couler des larmes

et pour toi j’en ai versé des milliers

c’ est sûr on s’ est bien amusé

mais pour toi je fais parti du passé

je n’arrive pas à t’ oublier

tu m’ as littéralement ensorcelée

depuis le jour où je t ai vu

mon coeur a fait de toi l’élu

et je ne peux rien y changer

c’ est vers toi que vont toutes mes pensées

même si je sais que je ne t’aurai jamais à mes côtés

je ne peux cesser de t’ aimer

Grâce à toi

Ton langage me fait rêver

Et ta maturité me fait vibrer

Ton amour griffe mes douleurs

Pour me montrer toute ta douceur

Cette passion noire

Reflète sa puissance dans un miroir

Comme le Hip Hop te donne des ailes

Dans cette nouvelle vie qui t’emmène

Pour financer tout cet amour

Tu découvres tes sentiments de leurs vêtements

Volontaire pour toujours

Tu me fais découvrir ce monde…

On s’approche de son univers

On s’accapare ses terres

On détruit ses racines

On brise une atmosphère

La veuve pleure à son chevet

Une froideur vient l’en dissuader

Quelques êtres viennent la consoler

Mais cette douleur est solitaire

Rien ne sert de se lamenter

Tout arrive tout renaît

D’autres se perdent les uns perdurent

Les âmes vivent avec leurs larmes.

_parce qu’à tes yeux je suis qu’un voyou

_qui joue avec sa vie comme un yoyo

_qui dans ses textes ne sait dire que Yo Yo

_et ruine sa vie avec un bédo

_parce qu’à tes yeux je viens de la cité

_c’est pas une raison pour m’inciter

_ou croire que je vais hésiter

_à tout faire pour exister

_à mes yeux la justice est mal foutue

_aujourd’hui n’importe quel fou tue

_autour de moi il y a des tas de faux-cul

_mais peu qui t’aident lorsque t’es foutu

_parce qu’aux yeux de ma mère j’ai des bonnes notes

_parce qu’aux yeux des files j’ai pas la cote

_parce qu’aux yeux de mon père tous ses malheurs sont de ma faute

SI J’ETAIS NOIR :

Si j’étais noir, Ma vie ne serait pas la même,

Mes amis ne m’aimeraient pas, peut-être.

Mais ce n’est pas parce qu’on est blanc,

Que l’on a le droit d’être aimé.

Que l’on soit Blanc, Noir ou Jaune,

Nous sommes tous faits de chair, d’os et de sang....

ROMAIN

Si j’étais président

Je serais en avant

Comme tous les autres gens

J’aurais besoin d’argent

cyril

Cet homme a renoncé aujourd’hui pourtant il lutte sans bruit, sans prix, gratuit. L’auteur est celui, qui lorsque la nuit arriva, était comparativement dans l’univers.

Poème n°1 :

J’ai renoncé aujourd’hui à cette lutte gratuite qu’est l’ignorance.

L’auteur de cette pratique est celui qui, lorsqu’il jalouse une autre

personne comparativement à lui, veut tout simplement se créer un

autre univers.

Poème n°2 :

Le temps s’écoule comme un sablier géant

C’est notre vie qui s’en va lentement

Sans jamais que l’on puisse l’arrêter

Car c’est tout simplement notre destin

Et l’on ne peut y échapper, mais il faut en profiter

Car l’on a qu’une vie.

Une naissance cachée..

Le visage pâle... Les mains moites...

Je vois mon ventre s’arrondir,

Et perdre mon sourire...

Je te le cacherai,

Je ferai tout pour te l’éviter...

Cet emprisonnement,

D’être à ton âge "parent",

Ce qui ne devait être que bonheur,

C’est fait sans réfléchir en quelques heures,

Je veux t’éviter le pire...

Te cacher son existence...

Non pas pour te faire souffrir,

Mais pour que tu ais au moins le temps

De terminer ton enfance...

Ne pas t’ennuyer avec toutes ces responsabilités,

De devoir et de pouvoir s’en occuper...

De ce petit être qui va peut être apparaître,

Rentrer dans ma vie, en faire parti...

Je ne peux pas te laisser dans le doute,

Mais malgré moi je tracerai ma route,

Sans me retourner, je ne t’avouerai jamais la vérité,

Je ne veux pas te laisser sur ta fin,

Juste te laisser le temps de construire ton destin,

J’espère que tu comprendras...

A ton âge tu ne peux pas être "papa",

Tu as tant de choses à vivre et à découvrir,

Je n’ai pas le droit de tracer ton avenir,

Et je ne veux pas avoir à te retenir...

Alors c’est moi qui te laisse...

Sans aucune excuse je te délaisse...

Car c’est mieux comme ça...

Dans cette histoire je ne fait que penser à toi...

Car à ton âge, je n’ai pas le droit,

De te dédier le rôle de "papa"...

Tu nous as quittés...

Les nuits ont changé depuis ton départ,

Et nos journées ont plongé dans le noir,

Ce ciel si bleu, comme celui de tes yeux,

A sombré lorsque tu les as fermés,

Posé dans ce cercueil, tu nous as quittés,

Telle une feuille qui s’est envolée...

Je me sens renfermée, je ne sais pas quoi penser...

Peut être est- ce mieux là haut ?

Peut être est- ce plus beau ?

Je n’ai pas été te voir pour la dernière fois,

Mais j’ai imaginé ton visage et ton corps

Recouverts par ce drap..

Et c’est sans doute mieux comme ça.

Maintenant c’est dur, mais il faut redresser le mur..

Pour pouvoir continuer à vivre et à rire..

Et garder ton image pour toujours dans notre mémoire.

Cynthia.

Gourmandise !

Ce chocolat noir est délicieux... autant que ce chocolat blanc !

Ils sont tous les deux prioritaires lorsque les peines d’amour font

pleurer le cœur...

Ils viennent tout deux rapidement envelopper ce petit pincement,

Et additionnent douceur et réconfort !

Malgré ça, jeunes demoiselles faites attention aux kilos !

Celles qui travaillent dans le mannequina seront licenciées c’est sûr !

Couvertes de remords d’avoir liquidé toutes les tablettes de CRUNCH de
la superette,

Elles seront les premières à liquider le stock de NUTELLA !

Cynthia.

1er poème :

Avec mon parachute

Je ne risque rien

Puis je rechute

Comme si tout allait bien

2e poème :

Revoilà l’été

Lui qu’on attendait

Avec impatience

Depuis les vacances

Nadia

Dès que je t’ai vue sur le rivage

Je perdis tout mon langage

Moi qui atteignais ma maturité

Toi qui l’avais déjà passée

Comme une tigresse dans la forêt

Tu sortis tes griffes pour me montrer

Qu’il ne fallait pas approcher

Je fis l’indifférent mais au fond de moi

J’avais le noir désir de te capturer

Soit en pleine puissance soit avec élégance

Je te fis un petit spectacle de hip hop

Et je retirai la capote de ma nouvelle

Voiture, qu’il vente , qu’il pleuve ou

Qu’il neige, pour te prouver que je t’aime

Quand je t’ai vue hier soir

Ma vie se résumait au désespoir

Toi qui m’as tout donné enfin je le crois

Je t’ai vue partir sans même te dire au revoir

Romain

Voilà le printemps

Il faut prendre son temps

Quand je suis content

Juste de temps en temps

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